Busard cendré
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Observatoire Local de la Biodiversité
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Busard cendré

Des rapaces dans nos champs !

Plus grand que le Faucon crécerelle mais plus petit que la Buse variable, voici le plus petit des trois espèces de busards d’Europe occidentale : le Busard cendré (Circus pygargus). Comme les autres rapaces il est protégé en France.

La surveillance des Busards cendrés a été initiée il y a environ 25 ans par la Ligue de Protection des Oiseaux Mission Rapaces. La surveillance des Busards cendrés est particulièrement complexe. En effet, alors que la plupart des rapaces nichent en hauteur (arbres, falaises), les busards ont pour spécificité de nicher au sol, chaque année à un endroit différent, qu’il faut à chaque fois rechercher ! De plus, la disparition de leurs milieux d’origine (prairies herbeuses et marécageuses) conduit ces rapaces à nicher dans les champs de céréales. La moisson devient alors la menace principale des busards. Certains poussins, encore incapables de s’envoler lors des fauches, sont happés par les engins agricoles, sans aucun moyen d’en réchapper. Leur seule survie dépend donc de la collaboration entre les agriculteurs gestionnaires des parcelles où nichent les busards et les observateurs bénévoles qui identifient et localisent l’espèce.

En Lorraine, la population nicheuse ces dernières années est estimée à une centaine de couples. La grande majorité des nids sont trouvés dans les cultures d’orge et blé d’hiver, très rarement dans le colza. Il est donc urgent d’agir pour la sauvegarde de cet oiseau fortement menacé.

Participer à la protection du Busard cendré

La protection de ce rapace n’est pas évidente, elle requiert de la patience, du matériel et de l’aide extérieure.

• La première phase de protection est la phase de repérage des nids pour notre équipe. C’est une étape longue et fastidieuse qui consiste à suivre des individus en vol afin de repérer où ils atterrissent et dans quel champ.

• Ensuite il faut contacter les agriculteurs propriétaires des champs pour leur demander l’autorisation d’aller dans le champ pour … poser une cage ouverte sur le dessus (voir photos ci-dessous) ! En effet, les agriculteurs jouent un rôle essentiel dans la sauvegarde du busard.

• En amont, l’aide de bénévoles est demandée afin de construire des cages qui serviront à protéger les nids et leurs poussins des prédateurs, mais aussi de signaler à l’agriculteur où se situe le nid afin qu’il le contourne lors de la moisson.

• Enfin, la dernière étape consiste à aller poser les cages autour des nids où les poussins sont nés (les parents pourraient abandonner le nid si les œufs n’ont pas éclos et qu’il y a du dérangement).

Si vous aussi vous souhaitez vous impliquer pour la sauvegarde du busard n’hésitez pas à nous contacter et à suivre notre actualité !

Nid de Busard cendré

Râle des genêts

Pourquoi le Râle des genêts ?

Le Râle des genêts est un petit oiseau de la taille d’une caille. On le reconnait à son chant typique qui lui a valu son nom latin Crex crex. C’est un oiseau migrateur qui passe l’hiver en Afrique de l’est et du sud mais au printemps et en été il revient vers l’Europe pour se reproduire et élever ses petits.

En France, l’espèce connait un déclin continu depuis les années 80, passant d’environ 1600-2200 chanteurs en 1983 (première année de recensement de l’espèce), à seulement 128-150 mâles en 2018 (Gadot, 2019), ce qui justifie son classement en tant qu’espèce en danger par la liste rouge de l’UICN France. Son déclin est notamment dû à l’intensification des pratiques agricoles modernes.

En France, son habitat de prédilection est la prairie de fauche de vallée alluviale, comme ici en Vallée de la Meuse. Le site classé Natura 2000 de Stenay , géré par le CPIE de Meuse depuis 1998, est considéré actuellement comme la seule zone de reproduction pérenne du râle en Lorraine. C’est pourquoi il existe un programme de mesures agro-environnementales mis en place sur le site en coopération avec les agriculteurs volontaires. Ces mesures permettent de programmer les fauches des prairies à des dates plus favorables, on parle de fauches tardives, pour permettre la bonne reproduction du râle ainsi que l’envol des petits.

Ainsi, tous les ans, dans le cadre de ce programme de conservation, le CPIE ainsi que toutes les personnes bénévoles agissent pour protéger cet oiseau fortement menacé. Cela passe par une étape de repérage des individus mâles, puis par le suivi des fauches en coopération avec les agriculteurs.

Site Natura 2000 de la Vallée de Meuse

Le repérage des mâles

Point d'écoute nocturne à Stenay

Le Râle des genêts est une espèce discrète.Pour attester sa présence sur le site il faut se baser sur l’écoute du chant émis par le mâle lors de la période de reproduction.

Cette espèce étant nocturne, la première phase est donc une étape qui se déroule après le coucher du soleil. 

Tenté par une sortie sous les étoiles ? Vous pouvez participer à cette soirée de comptage nocturne qui se réalise sur plusieurs “transects“, c’est à dire que des points d’écoute sont effectués à divers endroits sur un tracé prédéfini. Lors d’un point d’écoute, on s’arrête, on ne fait plus de bruit et … on tend l’oreille. Si on entend un individu chanter on note la direction (l’azimut) en fonction de notre position GPS. À la fin de la soirée, toutes les données des différents groupes sont rassemblées, ce qui permettra de faire un travail de “triangulation“, c’est-à-dire essayer de localiser le plus précisément possible tous les râles entendus cette nuit.

Les suivis de fauche

C’est vers fin-juillet que débutent les fauches des parcelles inscrites dans le programme des fauches tardives. C’est également la phase de protection du râle qui demande le plus d’aide extérieure de bénévoles. Elle permet d’estimer les effectifs de l’espèce sur le site.

En effet, pour chaque parcelle en fauche il faut se positionner aux quatre coins du champ et observer à l’avant et à l’arrière du tracteur afin d’observer tout râle juvénile qui viendrait à sortir pour se cacher dans les andains. L’objectif est donc de sauver tous les individus qui n’ont pas pu s’enfuir en volant de la parcelle.

Nombre de Râles des genêts sauvés lors des suivis de fauche

0
en 2017
0
en 2018
0
en 2019

Amphibiens

Les amphibiens de chez nous

La Meuse n’abrite pas moins de 12 espèces d’amphibiens !

Parmi celles-ci on compte bien sûr les grenouilles et les crapauds mais aussi, moins connus, des tritons et une espèce de salamandre.

Les crapauds et les grenouilles sont dits des “Anoures” tandis qu’on parle “d’Urodèles” pour les tritons et salamandres.

• À ne pas confondre les crapauds et les grenouilles, qui elles ont la peau lisse et des plus grandes pattes qui leur servent à sauter. Les crapauds ont plutôt tendance à se déplacer en marchant et non en sautant et ils ont la peau rugueuse ainsi qu’une glande à venin derrière l’œil, qui n’est pas très toxique par chez nous.

• Pareil entre les tritons et les salamandres qui sont souvent confondus. Les tritons peuvent vivre dans l’eau comme sur terre et ont une longue queue aplatie latéralement. Les salamandres au contraire ne peuvent pas vivre dans l’eau et ont une longue queue cylindrique. Mais de toute manière on ne trouve qu’une seule espèce ici qui est la Salamandre tachetée, très facilement reconnaissable à sa couleur noire avec ses taches jaunes sur tout le corps.

Crapaud
Grenouille
Triton
Salamandre
Crapaud
Grenouille
Triton
Salamandre

S'investir pour la préservation des amphibiens

Toutes les espèces d’amphibiens en France sont protégées et la majorité menacées … Savez-vous que les amphibiens sont la classe d’animaux qui a le plus d’espèces menacées dans le monde ?

La manière la plus simple de s’investir durablement pour la préservation de ces animaux est de construire une mare dans son jardin ! Même une toute petite mare, si on lui laisse le temps, abritera une biodiversité incroyable, et pas seulement des amphibiens. Cela profitera également à de nombreuses plantes, insectes et mollusques. Ce petit îlot de biodiversité sera aussi un avantage pour les oiseaux, que ce soit pour boire mais aussi pour se nourrir !

Envie de creuser votre propre mare ? Voici un guide complet qui vous accompagnera dans votre projet.

Vous avez déjà une mare ? Vous pouvez participer à l’inventaire des amphibiens des mares et ainsi contribuer à une science participative visant à la préservation de ces petits animaux. L’opération “Un Dragon ! Dans mon jardin ?” est un programme de sciences participatives en faveur des amphibiens et de leurs milieux. Il se base sur les données fournies par des citoyens volontaires qui observent leur point d’eau (mare, bassin, étang…) et inventorient les espèces d’amphibiens qui y sont présentes.

Mare dans un jardin

Odonates

Les libellules et demoiselles, ou plutôt les Odonates

On distingue les demoiselles des libellules : l’ensemble forme l’ordre des Odonates. Les Odonates sont d’intéressants bioindicateurs de la qualité environnementale des milieux humides très variés qu’elles occupent. ces milieux sont particulièrement sensibles et très perturbés par les activités humaines ce qui entraine le déclin de nombreuses espèces.

En région Lorraine on compte un total de 66 espèces (environ 93 pour l’ensemble de la France). On retrouve des odonates de toutes les tailles et de toutes les couleurs, ce qui en font des insectes particulièrement intéressants à étudier.

En 2018, un inventaire des Odonates a été réalisé sur la Zone Natura 2000 du Secteur de Stenay dans l’objectif de créer un nouveau protocole d’inventaire mais aussi de définir les zones du site à forts enjeux écologiques, étant donné que les cortèges d’espèces sont étroitement liés à l’état des zones humides.

En 2018

0
ESPèces inventoriées sur stenay

Vous avez envie de vous impliquer dans l’étude des Odonates et en apprendre plus sur ces beaux insectes ?

Participez à nos sorties Libellules au printemps et en été ! Pour cela suivez notre actualité.

Observatoire Local de la Biodiversité®

L'Observatoire Local de la Biodiversité®

La préservation de la biodiversité constitue un enjeu majeur du développement durable, et la sensibilisation de tous les publics en constitue un élément de réussite. Les compétences naturalistes (connaissances, ingénierie) et pédagogiques (éducation, sensibilisation, information, formation) ont permis aux CPIE de développer une diversité de programmes d’actions en faveur de la biodiversité qui reflète leur double compétence, au plus près des territoires et de leurs habitants.

SUIVIS PARTICIPATIFS

L’OLB vise à renforcer la connaissance du territoire  grâce à la collecte de données sur les espèces tout en sensibilisant aux enjeux de préservation. Par sa dimension participative, la démarche suscite l’envie d’agir et permet à tout citoyen de devenir acteur du maintien de la biodiversité et par sa dimension scientifique , elle vise à contribuer aux recueils de données locaux, régionaux et nationaux.

Le CPIE organise régulièrement des inventaires d’espèces, en toute saison, ouverts à tous les volontaires souhaitant apprendre à reconnaître les espèces locales et participer à améliorer la connaissance de nos territoires.

ODONATES – RAINETTE VERTE – OISEAUX D’EAU HIVERNANTS – CHOUETTE CHEVÊCHE

Suivez notre actualité pour savoir quand il y a des sorties !

CHANTIERS PARTICIPATIFS

L’acquisition de connaissances sur les territoires doit pouvoir servir  à la mise ne place d’actions concrètes en faveur de la biodiversité, sous forme de chantiers participatifs, avec les habitants souhaitant s’engager et apprendre en faisant, dans la convivialité et la bonne humeur ! Ces chantiers peuvent consister en la création de mares ou la plantation de haies.

Suivez notre actualité pour savoir quand il y a des sorties !

Nos photographes nature

Originaire du pays Voironnais (38), j’aime la nature et l’image depuis toujours, et plus encore les oiseaux que je commence à observer et étudier vers l’âge de 5 ans dans une mangeoire installée par mon père devant chez moi. C’est dans mon premier livre sur la faune “Faune d’Auvergne et du Limousin” de Christian Bouchardy, que j’y découvre l’ornithologie et la mammalogie qui deviendront petit à petit mes passions. La photo prend au fil des années de plus en plus de place dans ma vie. Mes photos sont avant tout des hasards, parfois de la chance, mais surtout des heures et des jours de patience, d’observations et d’approches discrètes ou l’animal est le seul à décider des limites à ne pas franchir.

Loïc LAMBERT

PHOTOgraphe nature

Loïc LAMBERT

PHOTOgraphe nature

Originaire du pays Voironnais (38), j’aime la nature et l’image depuis toujours, et plus encore les oiseaux que je commence à observer et étudier vers l’âge de 5 ans dans une mangeoire installée par mon père devant chez moi. C’est dans mon premier livre sur la faune “Faune d’Auvergne et du Limousin” de Christian Bouchardy, que j’y découvre l’ornithologie et la mammalogie qui deviendront petit à petit mes passions. La photo prend au fil des années de plus en plus de place dans ma vie. Mes photos sont avant tout des hasards, parfois de la chance, mais surtout des heures et des jours de patience, d’observations et d’approches discrètes ou l’animal est le seul à décider des limites à ne pas franchir.

Depuis ma plus tendre enfance, j’accompagne mon père pour découvrir la vie sauvage au cœur de ma contrée lorraine. Chaque moment passé dans la Nature est un émerveillement, un instant de bonheur où l’évasion prend le dessus. J’avoue avoir tendance à passer plus de temps avec les mammifères cependant, j’adore me fondre au cœur d’un étang, caché dans mon affût flottant à contempler les habitants de ces zones humides ou la féérie du lever du jour.

Loïc LAMBERT

PHOTOgraphe nature

Teddy BRACARD

PHOTOgraphe nature

Depuis ma plus tendre enfance, j’accompagne mon père pour découvrir la vie sauvage au cœur de ma contrée lorraine. Chaque moment passé dans la Nature est un émerveillement, un instant de bonheur où l’évasion prend le dessus. J’avoue avoir tendance à passer plus de temps avec les mammifères cependant, j’adore me fondre au cœur d’un étang, caché dans mon affût flottant à contempler les habitants de ces zones humides ou la féérie du lever du jour.

Depuis ma plus tendre enfance, j’accompagne mon père pour découvrir la vie sauvage au cœur de ma contrée lorraine. Chaque moment passé dans la Nature est un émerveillement, un instant de bonheur où l’évasion prend le dessus. J’avoue avoir tendance à passer plus de temps avec les mammifères cependant, j’adore me fondre au cœur d’un étang, caché dans mon affût flottant à contempler les habitants de ces zones humides ou la féérie du lever du jour.

Teddy BRACARD

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Originaire du pays Voironnais (38), j’aime la nature et l’image depuis toujours, et plus encore les oiseaux que je commence à observer et étudier vers l’âge de 5 ans dans une mangeoire installée par mon père devant chez moi. C’est dans mon premier livre sur la faune “Faune d’Auvergne et du Limousin” de Christian Bouchardy, que j’y découvre l’ornithologie et la mammalogie qui deviendront petit à petit mes passions. La photo prend au fil des années de plus en plus de place dans ma vie. Mes photos sont avant tout des hasards, parfois de la chance, mais surtout des heures et des jours de patience, d’observations et d’approches discrètes ou l’animal est le seul à décider des limites à ne pas franchir.

Loïc LAMBERT

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Depuis ma plus tendre enfance, j’accompagne mon père pour découvrir la vie sauvage au cœur de ma contrée lorraine. Chaque moment passé dans la Nature est un émerveillement, un instant de bonheur où l’évasion prend le dessus. J’avoue avoir tendance à passer plus de temps avec les mammifères cependant, j’adore me fondre au cœur d’un étang, caché dans mon affût flottant à contempler les habitants de ces zones humides ou la féérie du lever du jour.

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